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La Tanzanie appelle les universités à privilégier la qualité plutôt que les effectifs

Le gouvernement tanzanien a appelé les universités à aligner leurs admissions sur leur capacité à assurer un enseignement de qualité, plutôt que d’augmenter les effectifs au détriment des standards académiques.

Pourquoi c’est important

Les établissements pourraient devoir adapter leurs décisions d’admission à leurs capacités d’enseignement et d’accompagnement, faisant passer la concurrence du volume des effectifs à une qualité d’enseignement démontrable.

Tech Trends Today publication

Ce qui a changé

Le gouvernement tanzanien a demandé aux universités d’adapter leurs admissions à leur capacité à enseigner et à accompagner les étudiants, plutôt que de viser des effectifs plus élevés au risque d’affaiblir les standards, selon le reportage de The Citizen Tanzania. Lors d’une réunion tenue le 5 septembre à Dodoma, le ministre de l’Éducation, le Pr Adolf Mkenda, la Commission tanzanienne des universités, des vice-chanceliers et des présidents de conseils d’université sont convenus que chaque établissement devait répondre de la qualité de son enseignement et respecter des standards comparables aux références internationales; deux universités étaient absentes, et le ministère prévoit de les consulter avant la prochaine réunion.

Pourquoi c’est important

Cela rappelle que l’ampleur ne se confond pas avec la capacité. En pratique, les universités reposent sur un ensemble de ressources: enseignants, salles de cours, laboratoires, encadrement, accompagnement des étudiants et évaluation ont tous leurs limites. Augmenter le nombre d’étudiants sans développer les moyens nécessaires ne crée pas plus de valeur. Cela allonge les files d’attente.

Pour les personnes qui constituent des équipes ou recrutent des compétences techniques, l’enjeu est qu’un diplôme puisse devenir un indicateur plus précis. Si les universités doivent démontrer la qualité de ce qui se passe après l’admission, les écarts entre établissements pourraient compter davantage dans les recrutements. Cela favoriserait les établissements qui investissent dans l’enseignement et l’accompagnement, tout en rendant les stratégies de croissance fondées sur le volume moins attrayantes.

Notre perspective (spéculation éclairée): le prochain cycle d’admissions pourrait faire de cette directive générale sur la qualité une contrainte opérationnelle concrète. Dans ce cas, les candidats pourraient trouver moins de places dans les établissements dont les capacités d’enseignement sont déjà très sollicitées, tandis que les employeurs pourraient, à terme, avoir davantage de raisons de ne pas s’arrêter à l’existence d’un diplôme et de s’interroger sur ce qu’il atteste réellement.

Évaluation de l’impact

Les universités font face à un arbitrage immédiat. Des admissions liées aux capacités pourraient ralentir la hausse des effectifs étudiants, mais les établissements capables de démontrer un enseignement et un accompagnement plus solides pourraient mieux se distinguer par la qualité au cours des 6 à 12 prochains mois.

Pour les étudiants, le résultat est contrasté. Si les admissions sont limitées là où les ressources manquent, l’accès à certaines universités pourrait se réduire. En revanche, les étudiants déjà inscrits pourraient bénéficier d’un enseignement et d’un accompagnement moins soumis à la pression des effectifs. Le dispositif perdrait toutefois son sens si les établissements réduisaient leurs admissions sans renforcer les ressources à l’origine des difficultés de capacité.

Les employeurs seront concernés plus indirectement, sans être pour autant étrangers à cette évolution. Si les standards deviennent comparables et visibles, la qualité des diplômés pourrait devenir un critère plus utile dans les décisions d’embauche à plus long terme. Cela dépendra de la capacité des universités à traduire l’accord en pratiques académiques concrètes, et non simplement en une formule plus séduisante dans une brochure.

Scénarios

Le plus probable: Si le ministère, la TCU et les universités poursuivent le dialogue convenu, notamment avec les deux établissements absents, les universités commenceront à réexaminer les admissions au regard de leurs capacités d’enseignement et d’accompagnement lors du prochain cycle d’admissions. Le résultat probable serait une planification plus prudente des effectifs au cours des 12 mois suivants, la qualité devenant un argument concurrentiel plus affirmé. Ce scénario se renforce si les établissements communiquent des plans d’admission liés à leurs capacités et mettent l’accent sur l’enseignement ou l’accompagnement des étudiants dans leurs décisions d’admission; il s’affaiblit si les effectifs augmentent sans lien visible avec les capacités.

Scénario favorable: Si les universités peuvent étayer leurs effectifs par des moyens d’enseignement et d’apprentissage plus solides, elles pourraient gagner un avantage auprès des candidats et des employeurs au cours des 6 à 12 prochains mois et au-delà. La concurrence se déplacerait, au moins en partie, du nombre d’étudiants qu’un établissement peut admettre vers les acquis que les étudiants peuvent y obtenir de façon fiable. Ce scénario se renforce si les universités se distinguent publiquement sur des indicateurs de qualité et si les employeurs différencient les établissements selon le niveau de leurs diplômés; il s’affaiblit tant que ces arguments de qualité n’influencent pas des choix réels.

Scénario défavorable: Si les établissements appliquent la directive de manière inégale ou manquent de ressources pour accompagner les étudiants alors que la demande continue de croître, certaines universités pourraient réduire leurs admissions sans améliorer d’autant l’enseignement et l’accompagnement. Cela restreindrait l’accès lors du prochain cycle d’admissions et pourrait susciter des contestations des décisions d’admission. Le risque diminuerait si les établissements parviennent à maintenir l’accès tout en démontrant des capacités suffisantes et en coordonnant l’amélioration de la qualité avec la planification des effectifs.

Points à surveiller

  • La consultation par le ministère des deux universités absentes de la réunion du 5 septembre avant la prochaine réunion conjointe.
  • La présentation, par les universités ou la TCU, de modalités précises reliant les admissions aux capacités d’enseignement et d’accompagnement des étudiants lors du prochain cycle d’admissions.
  • L’utilisation publique, par les universités et les employeurs, de la qualité de l’enseignement ou du niveau des diplômés pour distinguer les établissements, plutôt que du volume des effectifs comme principal critère de concurrence.
Sources (1)
  1. The Citizen TanzaniaTanzania urges universities to put education quality before enrolment

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